Les liens entre les entreprises et les philosophes sont aujourd’hui de plus en plus fréquents : ces derniers sont souvent sollicités par de grands groupes pour leur expertise, que ce soit pour des conférences à destination du personnel ou du conseil pour la rédaction de chartes éthiques, codes de conduites, etc. Toutes les écoles de commerce ont maintenant leur chaire d’éthique le plus souvent occupée par un professeur de philosophie.
Mais ce n’est que très récemment que les philosophes eux-mêmes se sont intéressés au monde de l’entreprise et ont eu envie d’y « faire carrière », non plus simplement aux ressources humaines, au développement durable ou à la communication, mais bien en tant que « philosophe », sans rien renier de leur formation.
A ce jour, l’offre explicitement philosophique reste, il est vrai, très limitée et peu visible, en France comme à l’étranger (cf liens). Elle repose essentiellement sur des individus ayant une formation universitaire en philosophie, mettant au service des entreprises, comme consultant ou formateur, leur culture générale, leurs capacités d’analyse, de conceptualisation et de raisonnement.
Néanmoins, l’on peut voir dans l'émergence récente de cabinets collectifs ainsi que dans la décision des départements de philosophie des universités de Rome et Venise de créer des cursus de formation universitaire à la « consultation philosophique » un signe avant-coureur d’un développement futur.
Cela pourrait-il être une solution à la crise des débouchés que connaissent actuellement les études de philosophie ?






